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C'est drôle cette tentation, récurrente chez toi, parmi la profusion baroque des enseignes et affiches chamarrées, cette tentation minimaliste, comme la nécessité d'un antidote, un besoin de<br />
reposer le regard...?<br />
Bonne journée,<br />
Beïla<br />
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Mieux que le scanner corporel! Je me disais étrangement la même chose hier, après un autre commentaire; je me demandais où j'en étais et où j'allais et ce dépouillement m'a paru<br />
aussi une constante. Sauf que pour moi ce n'est pas une surprise; dans une autre vie je l'ai constaté dans l'écriture; c'est aussi une constante dans mes goûts: roman plutôt que gothique,<br />
cistercien plutôt que baroque, haïku plutôt que Baudelaire, Soulages et Richard Long plutôt que l'expressionnisme, etc. Ca se traduit par des sujets isolés par la profondeur de<br />
champ ou à la marge de grandes zones blanches ou sombres; si je veux garder la couleur du réel, ce sont des solutions techniques. Quand la couleur apporte trop d'informations qui noient le sujet,<br />
je passe au noir et blanc.<br />
Et puis c'est peut-être plus profond. Vouloir changer le monde m'a passé, m'y adapter était un chantier de trop longue haleine; je m'aménage plutôt des interstices dont mes photographies font<br />
partie: petites choses minuscules, inaperçues, mais que je dois multiplier.<br />
La ville, je ne l'aime pas, mais j'y photographie parce que c'est là que sont les interstices, dans la profusion d'objets, la foule.<br />
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S
sylvain
27/02/2010 22:43
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joli jeu de mots et de formes.<br />
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Les rues, le hasard. C'est le journal de ma ville, mon journal aussi. Une approche joueuse, "au sentiment". Au flâneur, le quotidien révèle ce qu'il porte d'insolite, de merveilleux, poétique, drôle. D'imprévu. Un théâtre de rue, en quelque sorte.