<br />
<br />
Sous serre, hors-sol, comme les fraises, les tomates; on peut ainsi téléphoner sans se geler les doigts. Le progrès, tout de même...<br />
<br />
<br />
<br />
G
Gabian
03/01/2011 08:53
<br />
<br />
Photographe de rue...Combien en ais-je arpentées, de ces rues, dans lesquelles, de 1960 à 1980 (pour moi), nous cherchions à "approcher l'humain" pour le comprendre et l'exprimer...Vieux rêves<br />
d'hommes attardés dans l'adolescence (pour mon cas particulier)...Tu as un style percutant dans le traîtement des valeurs, qui n'est pas sans me rappeler William Klein...qui était peut-être<br />
encore plus violent dans ses approches et ses prestations...Mais j'aime bien passer et m'arrêter,de temps en temps, devant tes vitrines...Et rêver au "bon vieux temps"...Et puis la réalité<br />
reprend le dessus...J'ai oublié ce qu'était le Noir et Blanc...emporté par la couleur! Bonne journée<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
Tes remarques sont intéressantes. Tu me situes bien, entre la photographie humaniste à l'ancienne et une envie d'Amérique! Mais pas de "bon vieux temps", pourtant; c'est quelque chose qui<br />
m'est étranger (pour l'instant?). Ce qui peut le laisser penser, c'est l'absence d'ancrage dans le temps, avec des images intemporelles: sans doute parce que l'humour, la poésie,<br />
l'émerveillement, le trouble... sont des choses intemporelles. Il y a surtout ma volonté de me couper du réel, ce réel que je me coltine au quotidien dans mon travail; la photographie est ma<br />
bulle protectrice, ce qui explique aussi sans doute qu'il y ait tant de gens enfermés dans une bulle en sujet de mes images!<br />
<br />
<br />
Le noir et blanc participe aussi de cette mise à l'écart du réel. Il est aussi de plue ne plus présent parce qu'il me permet de recentrer l'image sur son sujet, sans que le fourmillement urbain<br />
la parasite. Quand je mets de la couleur, c'est souvent dans des images proches du monochrome.<br />
<br />
<br />
J'admire William Klein, pour ses images coup de poing, parce qu'il ose la photographie sale, floue, grenue, parce qu'il entre dans la foule (ou c'est la foule qui entre dans l'image); j'aimerais,<br />
j'ai tenté, mais je ne suis pas assez près, il faut oser... La photographie de rue actuelle me plaît, avec ses images énigmatiques,son graphisme, son regrd entomologique, moins immédiate que la<br />
photographie humaniste.<br />
<br />
<br />
A bientôt!<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
Les rues, le hasard. C'est le journal de ma ville, mon journal aussi. Une approche joueuse, "au sentiment". Au flâneur, le quotidien révèle ce qu'il porte d'insolite, de merveilleux, poétique, drôle. D'imprévu. Un théâtre de rue, en quelque sorte.