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Là je ne suis pas vraiment d'accord! Je passe l'aspect "sale" de "Nocturne", les têtes coupées. C'est surtout le fonctionnement de la photographie qui est différent. Doisneau, c'est plutôt<br />
l'anecdote, photographiée avec humour, tendresse; le sujet de ses photographies est clairement exprimé, elles sont évidentes, c'est pour cela qu'elles sont éternelles et universelles: tout le<br />
monde les comprend tant les sentiments qu'elles évoquent sont partagés.<br />
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"Nocturne", c'est moins clair: l'image ne donne pas de clé, sinon qu'on a un couple qui marche. C'est peu et c'est à chacun d'apporter son histoire; sans doute aussi que l'image ne dira rien à<br />
beaucoup et leur semblera inutile! <br />
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J'en ai d'autres qui se rattachent davantage aux photographes humanistes: leur regard à la fois documentaire et émotionnel reste un modèle.<br />
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Les rues, le hasard. C'est le journal de ma ville, mon journal aussi. Une approche joueuse, "au sentiment". Au flâneur, le quotidien révèle ce qu'il porte d'insolite, de merveilleux, poétique, drôle. D'imprévu. Un théâtre de rue, en quelque sorte.