Nicolas Potier, "Je suis de la peinture"
Je suis allé voir l'exposition de Nicolas Potier. Il s'intéresse aux espaces intermédiaires, aux "non-lieux", à tous ces endroits ingrats, stériles, sinistrés de la périphérie urbaine qui se cherchent une personnalité, tâtonnent pour trouver un équilibre, certains anarchiques, d'autres aménagés. A la fois traumatisés et en devenir.
Dans les photographies de Nicolas Potier, l'homme modifie le paysage, mais ne l'habite pas. Aucun passant. No man's land. Des traces dérisoires: épaves, chantiers, parkings, signalisation, objets impersonnels... Les habitants ne se sont pas encore approprié le paysage, on se demande s'ils vont rester, d'ailleurs.
Nicolas Potier n'esthétise pas. Il commente: le manque d'humanité, la perte d'identité, l'histoire perdue et l'avenir invisible. On a la nostalgie du lieu d'avant, déjà presque effacé. Un ciel immense, parfois recoloré, souligne la dénaturation.
Exposition du 28 janvier au 17 février 2011 - Galerie NK1, 16 rue Charlie Chaplin, Dijon
Photographie: Nicolas Potier
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