Mehraneh Atashi
On est sans nouvelles de la photographe iranienne Mehraneh Atashi, arrêtée chez elle, avec son mari, à Téhéran le
15 janvier. Elle avait récemment exposé à Paris dans le cadre de l'exposition "165 ans de photographie iranienne".
Ses photographies: ici ici

Un extrait d'un article de Télérama:
"Dans ce contexte, les photographies d’Atashi Mehraneh sont franchement étonnantes. Cette jeune femme de 27 ans, que nous n’avons, hélas, pas pu rencontrer lors de ce voyage, est ainsi parvenue à
se glisser au cœur même d’un sanctuaire machiste : le Zourkhaneh, un centre traditionnel de sport masculin où se côtoient la religion, la tradition et la virilité. Comment a-t-elle pu y accéder ?
Mystère. Le lieu est strictement interdit aux femmes. Même l’excellent photographe Peyman Houshmandzadeh, un homme donc, n’a pas réussi à obtenir le centième de liberté de mouvement en voulant
réaliser le même reportage, au même endroit.

Atashi Mehraneh, elle, s’est mêlée à ces pieux musulmans au corps dénudé, persuadés d’épater la photographe en roulant les mécaniques devant son objectif. Ses images d’hommes poilus et moustachus ont toutes les apparences de clichés documentaires. Mais le vrai sujet, c’est elle-même, et cette série d’autoportraits pris parfois comme par mégarde dans le reflet des miroirs. Certes, on devine ses traits plus que l’on ne les voit. Comme quelque chose qui pointe à l’horizon et dont les contours devraient se préciser avec le temps. Sacrément culottée, Atashi Mehraneh contourne également l’interdit de se montrer au grand jour, par d’autres et étonnants autoportraits réalisés avec ses pieds nus entourés d’objets. Cette jeune artiste explore tous les domaines avec une insolente imagination. Espérons qu’elle ne sera jamais brisée par le carcan des traditions (...)."


Atashi Mehraneh, elle, s’est mêlée à ces pieux musulmans au corps dénudé, persuadés d’épater la photographe en roulant les mécaniques devant son objectif. Ses images d’hommes poilus et moustachus ont toutes les apparences de clichés documentaires. Mais le vrai sujet, c’est elle-même, et cette série d’autoportraits pris parfois comme par mégarde dans le reflet des miroirs. Certes, on devine ses traits plus que l’on ne les voit. Comme quelque chose qui pointe à l’horizon et dont les contours devraient se préciser avec le temps. Sacrément culottée, Atashi Mehraneh contourne également l’interdit de se montrer au grand jour, par d’autres et étonnants autoportraits réalisés avec ses pieds nus entourés d’objets. Cette jeune artiste explore tous les domaines avec une insolente imagination. Espérons qu’elle ne sera jamais brisée par le carcan des traditions (...)."

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