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Merci ... Cette image réunit à un premier niveau deux stéréotypes des mouvements sociaux: le vendeur de l'Huma<br />
et le vieux militant. Et puis ensuite il y a une lumière particulière qu'on interprétera comme on voudra (matin, grand soir ou crépuscule); et par-dessus il y a la couverture de l'Huma qui<br />
reprend le geste du vendeur + le symbole fort du poing serré et ce pannonceau (qui lui ne doit rien à la grève mais s'y relie) "Cédez le passage" lui aussi à lectures multiples et<br />
contradictoires. L'addition fait la photo. Moi, j'éprouve une grande tristesse devant elle. Demain, il y en a une autre, plus esthétique mais triste aussi. Enfin pour moi!<br />
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Avec le recul de 2 ans de photographie dans la rue, je m'aperçois que ce n'est pas seulement une question de regard. Il faut surtout choisir le bon endroit, celui qui ouvre des possibles. Une<br />
ville fourmille de signes, et, sur un lieu riche, c'est bien le diable si on n'en trouve pas plusieurs qui se répondent pour former une image, plus ou moins complexe, plus ou moins<br />
intéressante d'ailleurs.<br />
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Toi, tu utilises ton regard pour saisir une autre facette du monde: un reflet sur des élytres, un équilibre instable d'insecte, des variations pastel de couleurs, des architectures de fleurs, des<br />
trucs minuscules que personne ou presque ne remarque; pour l'avoir longtemps fait, je sais la richesse de ces moments, de la relation avec le monde qu'on entretient à cet instant là. Ville ou<br />
macro, plus qu'une question de regard, c'est d'ouverture au monde qu'il s'agit. Est-on prêt à se laisser absorber? <br />
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A bientôt!<br />
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Les rues, le hasard. C'est le journal de ma ville, mon journal aussi. Une approche joueuse, "au sentiment". Au flâneur, le quotidien révèle ce qu'il porte d'insolite, de merveilleux, poétique, drôle. D'imprévu. Un théâtre de rue, en quelque sorte.