Mort de Willy Ronis
Il s'était arrêté de photographier les rues de Paris, ses jambes ne lui permettant plus de les arpenter. Une étourdissante rétrospective de son oeuvre était
présentée à Arles cet été. Lié au parti Communiste, il photographiait les grèves, les luttes ouvrières, montrait avec chaleur l'intimité des gens ordinaires.
Pour lui, Doisneau, Izis, Cartier-Bresson..., on avait ouvert une catégorie, la "photo humaniste", qui unissait valeurs humanistes, recherche formelle et poésie. Ils fixaient les petits instants de bonheur autant que l'injustice et la difficulté sociale de l'après-guerre.
Bien sûr, ils ont dessiné un archétype trompeur du Parisien, du Français populaire. On le leur a reproché. Mais la poésie, l'optimisme, la fraternité, la foi résolue dans l'Homme qui en émanent suffisent à expliquer l'exceptionnelle popularité de leurs images et l'émotion toujours vive de celui qui les regarde.
Pour lui, Doisneau, Izis, Cartier-Bresson..., on avait ouvert une catégorie, la "photo humaniste", qui unissait valeurs humanistes, recherche formelle et poésie. Ils fixaient les petits instants de bonheur autant que l'injustice et la difficulté sociale de l'après-guerre.
Bien sûr, ils ont dessiné un archétype trompeur du Parisien, du Français populaire. On le leur a reproché. Mais la poésie, l'optimisme, la fraternité, la foi résolue dans l'Homme qui en émanent suffisent à expliquer l'exceptionnelle popularité de leurs images et l'émotion toujours vive de celui qui les regarde.
Dans ce livre, Ronis parle d'une cinquantaine de ses photographies, de ses sorties dans Paris. Une image, c'est un centième de seconde et aussi une partie de
vie. Autoportrait d'un immense photographe.
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