J'avais cherché des cadrages faisant ressentir ce corps à corps avec la matière, avec le corps qui inclut l'outil; cela donne un cadrage très serré, des formes ramassées, rectangulaires. Josef Nadj est très impressionnant: puissance, calme, décision, sûreté de soi, confiance dans sa connaissance de la pierre; il va aux limites de la pierre, ses sculptures sont à la fois massives et toujours proches du déséquilibre, en porte-à-faux.
Les rues, le hasard. C'est le journal de ma ville, mon journal aussi. Une approche joueuse, "au sentiment". Au flâneur, le quotidien révèle ce qu'il porte d'insolite, de merveilleux, poétique, drôle. D'imprévu. Un théâtre de rue, en quelque sorte.